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22 Décembre 2006:

La course pour un Noël costa ricain

Ouf... enfin une journée pour respirer, ce n’est pas parce qu’il ne s’est rien passé dans les trois dernières semaines que nous n’avons pas écrit, c’est au contraire qu’il s’est passé tellement de choses que nous avons pas eu le temps d’écrire.

Présentement nous sommes à Leon au Nicaragua et il nous reste que quelques jours de vélo pour atteindre le Costa Rica. Nous coursons toujours pour atteindre Santa Teresa avant la nouvelle année, histoire de fêter entre amis sans avoir à se lever le lendemain pour retourner en scelle. Nous sommes tout les 3 (moi, Lynne et Paul) forcés de nous pousser chacun à notre façon.

Nous avons traversé cinq pays depuis le dernier post et il est plus facile de vous raconter les anecdotes par Pays.

Le sud du Mexique :


Dire que pendant que les enfants du Canada et des états unis sont sages pour recevoir des cadeaux du père noël, au Mexique pour avoir quelque chose du père noël les enfants doivent le taper à grand coup de bâton

Notre ami Ricardo avec son Taxi
Au moment où je devais rejoindre Paul pour pédaler avec lui, il a été aussi surpris que moi de voir Lynne apparaître en vélo avec nous. La douane mexicaine ne l'a pas laissé embarquer dans l’avion de Acapulco pour se diriger vers San Jose, Costa Rica. Notre seul préoccupation à tous était que Lynne pouvait nous ralentir pour arriver à notre but, mais ce ne fut pas le cas. Pour nous ralentir nous avons tous attrapé une bactérie à Salina Cruz qui nous a cloué au lit, ou disons au banc pour 2 jours.

Alors nous sommes tous repartis faibles, mais décidés de Salina Cruz pour affronter la Ventana. La Ventana est un endroit que tous les cyclistes pan américain redoute. Ce désert se situe là oà le continent nord américain vient à son plus mince et le plus plat, ce qui fait que les vents violent traverse le continent d'est en ouest sans obstruction à part trois petit cyclistes de moins de 150 lbs chacun. On était tellement heureux d’avoir retrouver la santé pour pédaler, que le fait d’être projetés par terre par le vent ne nous dérangeais presque pas.

 

 

 


Notre compagnon de voyage Paul et la chaîne de montagne du Chiapas derrière lui

Attention courbe dangereuse... Ah oui et en passant utiliser notre détergent
Une fois la Ventana traversée nous avons longé les montagnes du Chiapas. Là au moins, le vent s’est calmé, mais je n’ai pas pour autant arrêter de tomber. Je me suis fait frapper souvent par des voitures auparavant, mais je peux dire que c’est la première fois que je me suis fait frapper uniquement par une roue de voiture. Les gens ici ne semble pas surpris de voir leur roue déboulonner de leur voiture pour aller en frapper une autre en sens inverse. Moi je ne mis attendais pas. Heureusement, je ne me suis pas fait trop mal mais mon panier lui a perdu quelque plumes.

Guatemala :


Avant la deuxième guerre mondiale les rubbers tree était la seule façon d’obtenir du caoutchouc. Maintenant on a délesté la façon naturelle pour utiliser les dérivés du pétrole. Mais on trouve encore des plantations comme celle-ci au Guatemala

Je ne comprend toujours pas pourquoi plus nous allons vers les pays pauvre la qualité des fruits elle ne fait que s’améliorer

Nous avons eu quelque difficultés à l’entrée du Guatemala. Les douanier ne comprenait pas que nous traversions la frontière en vélo pour aller jusqu’au Chili et ils voulaient donner également 2 ou 3 mois pour traverser le pays, ce qui nous a pris 2 jours. Nous avons été surpris par l’état des routes, wow. Nous qui croyions que les routes serait horribles pour les vélo, nous avons pédaler sur de grands accotements pavés depuis notre sorti du Mexique.

 

 

 

 


Un des nombreux volcans en Amérique centrale, celui-ci du Guatemala
Cependant, le Guatemala pour nous a été séparé en deux. La première parti fut extrêmement achalandée de camion de toutes sorte qui nous crachaient leur diesel en pleine figure en plus de respirer la suie des champ de canne a sucre qui brûlent. Mais à partir de la jonction pour ce diriger à la ville de Guatemala nous nous sommes retrouvés seuls sur une route longeant les volcans et avec comme compagnons de routes des camions de cannes à sucres et des cow-boys qui dirige leur troupeau.

 

 

 

 

Salvador :


C’est quand même ça la réalité aussi
Encore une fois la peur de l’inconnu m'a rattrapé avant d’entrer au Salvador. Un de mes amis Salvadorien m’avait demandé de changer mon itinéraire pour ne pas passer par son pays natal. Selon lui, nous ne serions pas sortis vivant. Mais au lieu d’être accueillie par des gens hostile et de la police corrompue, nous avons traversé le pays avec des tonnes de sourire d’enfant et d’adultes comme paysages. Peut être est il vrai que le taux de criminalité a dépassé celui de la Colombie, mais sur la route qui longe la côte, nous n’avons rencontré que de bonne gens. Même que, au chemin du retour, nous prévoyons dévier notre route pour retourner au Salvador.

 

Honduras :


Nous sommes semblables à des fourmis à coté de ces immenses doubles semi remorques de cannes à sucre
Encore drôle que le deuxième pays le plus gros de l’Amérique centrale nous ait pris une journée à traverser tandis qu'en revenant sur la côte ouest, nous risquons d’y passer deux semaines. Cependant, nous avons appris à la dure qu’il n’est pas sage de traverser la nuit des frontières terrestres en vélo. À peine arrivés à la frontière du Nicaragua les changeurs de devise et marchands nous on carrément sautés dessus pour changer notre monnaies et nous vendre leurs trucs. Le seul problème c’est que nous ne pouvions plus bouger et d’autres semblaient vouloir immobiliser Lynne pour peut être lui voler ses trucs. Pris de panique j'ai choisi mon homme pour changer mes devises et je lui ai fait comprendre que si les autres ne partait pas je ne changerais pas d’argent. C’est presque comme s'il ne s’est pas mis à se battre avec les autres pour qu’ils s'éloignent.

Nicaragua :


Ça c’est du recyclage! Même le plancher est fait avec les bouchons des bouteilles de plastiques
Entrer dans un pays à 8 heures du soir quand il n’a aucune lumière et que la route contient des nids de poules assez grands pour loger un poulailler n’est peut être pas une bonne chose à faire. Mais maintenant on le sait. Même les locaux du Nicaragua qui nous on escorté en vélo à une auberge nous on déconseillé de sortir la nuit dans leur pays, que nous avons peut être été chanceux de tombe sur eux et pas sur des bandidos. Mais à part cette fameuse nuit à traverser dans le noir la frontière tout est redevenu calme. Nous pédalons à côté des volcans qui fument comme pour rappeler que même s'ils nous laissent passer sur une route pavée à coté d'eux, cela ne veut pas dire qu’il ne décidera pas de la détruire d’ici quelque minute si cela leur chante.

Bien sur, nous sommes un peu déçus d’avoir à courser tous ces pays jusqu'au Costa Rica, mais nous savons qu’en revenant vers le Québec nous allons pendre plus notre temps pour prendre le pouls de la culture et escalader quelque volcans.

J'espère vous redonner des nouvelles quand nous serons capables de dormir jusqu'à midi au Costa Rica.

À bientôt

Simon