Français English Español



30 septembre 2006:

 L’esprit des Red woods

Et l'arbre vit toujours, malgré le feu qui a ravagé son tronc
À côté d'un géant pareil, tout le monde à l'air petit...  particulièrement ceux qui le sont déjà he! he! he!

Avant même de débuter ce voyage, Simon et moi parlions gaiement des Red Woods. Cependant, je dois admettre que plus nous nous en rapprochions et plus le désir de rester quelques jours dans ce petit paradis augmentait. Ce ne fut pas une des expériences les plus excitantes de ma vie puisque peu importe où nous allions, tout ce que nous voyions était des cortèges de touristes prenant des photos (comme nous en fait he! he! he!).








La nature possède une force incroyable. Cet arbre a réussi à pousser sur un de ses congénères tombé au sol

Faute d'être excitante, l'expérience fut cependant fort agréable. Ne pas prendre de photos aurait en effet été un crime. La beauté de ces arbres majestueux si grands et si massifs est tout simplement à couper le souffle. En plus, le fait d'être hors saison touristique nous a beaucoup aidé, car il n'y avait presque pas d'achalandage sur les routes. Les rayons de soleil perçant à travers le couvert des feuilles des arbres créait une atmosphère si calme et sereine que j'en oubliais parfois même de pédaler, laissant Simon parfois plutôt perplexe. Je dois dire par contre que le vélo est vraiment LA façon d'apprécier les Red Woods à leur juste valeur. En effet, contrairement aux automobilistes qui sont obligés de s'arrêter aux principaux points touristiques, nous pouvions nous faufiler à peu près n'importe où et arrêter où bon nous semblait.

 


Depuis notre première nuit en Californie, les gens ont vraiment bien pris soin de nous. Premièrement, il y a eu la réserve indienne. Ensuite, nous avons couché dans une petite communauté axée sur l'auto-suffisance et nous nous sommes fait réveiller avec un gros bol de gruau bien chaud. Le lendemain, Simon était devant moi à m'attendre (comme d'habitude) et il m'annonce que nous sommes invités à souper dans une autre communauté. Vous imaginez bien que la décision d'accepter ne fut pas difficile à prendre. Présentement, nous partons de Sekinah, la commune religieuse et nous nous dirigeons vers San Francisco... là où les architectes construisent les rues à la verticale plutôt qu'à l'horizontale.

À bientôt.